Contes de faits en cuisine

Portrait de Marie Breton et Agathe Lang, porteuses du projet “Histoires de charrues et d’assiettes” – réalisé pour la revue AgroMag (N°41, parution avril/mai/juin 2016)

« Notre projet, c’est d’apporter de l’humain dans les recettes de cuisine, de mettre en lumière les gens qui font cette cuisine traditionnelle de nos régions ».

 

“La tasse de café, c’est le premier geste, le premier contact, le premier partage”

 

Marie Breton & Agathe Lang racontent des Histoire(s) de charrues et d’assiettes

« Pour nous, le patrimoine culinaire, c’est les gens qui cuisinent »
 Histoire(s) de charrues et d’assiettes, c’est un ensemble de portraits qui met les personnes qui cuisinent au centre de leurs propres histoires culinaires. La cuisine, ce n’est pas que des grands chefs, c’est un ingrédient spécifique, une recette créée par un cuisinier amateur, une recette traditionnelle réinventée par un chef ». Après avoir goûté au travail de bureau, ces deux amies de promo voulaient « joindre l’utile à l’agréable » : « On avait envie de construire quelque chose à la fois plus proche des gens, sur le terrain, mais aussi plus personnel. On a d’abord décidé de monter un projet ensemble, et on a ensuite construit nos Histoire(s) de charrues et d’assiettes ».

Et Agathe d’ajouter : « Pour Marie, il était évident que cela tournerait autour de la cuisine ». « C’est une vraie passion », confie Marie, qui s’essaie régulièrement à de nouvelles recettes et alimente son blog avec ses spécialités. « C’est avec ma grand-mère que le goût de la cuisine m’est venu. Avec Agathe, on s’est mis à cuisiner ensemble lorsque nous étions en colocation pendant nos études. Agathe a aussi une sensibilité pour la photo, nous l’avons mise à profit dans nos portraits. Enfin, nous voulions surtout parler des gens. ».

Agathe et Marie ont ensuite choisi trois régions, le Berry, la Cornouaille et la Picardie, avec des patrimoines culinaires peu connus, mais qui présentent des similitudes dans leurs paysages agricoles. Et pour rencontrer les cuisiniers, tous les moyens sont bons : « les réseaux d’amis et de collègues nous ont permis de nous lancer début 2016. Nous avons aussi rencontré des gens en faisant du couchsurfing, en allant dans les Offices de tourisme, ou tout simplement dans les cafés des centres villes, en parlant de notre projet. Le bouche à oreille fait le reste. On rencontre les cuisiniers, professionnels ou amateurs, et on s’invite chez eux pour les voir réaliser leurs recettes, avec leurs ingrédients, leurs habitudes ».

Ceci n’est pas n’importe quel far breton, c’est le far breton de Luc, en Cornouaille

 

Explorer les liens entre patrimoine culinaire et agriculture

Histoire(s) de charrues et d’assiettes, c’est aussi l’opportunité de réaliser une étude exploratoire, pour identifier et analyser les liens entre l’agriculture et le patrimoine culinaire. Agathe, qui a déjà réalisé une étude avec le GIS* « Elevage Demain », explique que le lien entre les services rendus par l’élevage, l’agriculture et le patrimoine culinaire est aujourd’hui peu exploité. « Notre démarche va donc permettre d’en connaître un peu plus et d’explorer ces aspects. »

On en a goûté des recettes, on en a léché des cuillères!

Une aventure déjà riche, où l’on apprend tous les jours

« Une aventure comme celle-ci nous permet de développer de nombreuses compétences que nous ne nous connaissions pas. Faire des demandes de financement, lancer une campagne de financement participatif, valoriser et faire parler du projet, créer un site internet, animer notre communauté sur les réseaux sociaux : nous n’avions jamais eu l’occasion de faire tout cela ».

Côté valorisation, Agathe et Marie veulent co-organiser des événements dans leurs régions de prédilection. « Nous avons commencé par le Berry où nous nous sommes concentrées sur le lancement, et seulement quelques événements pour le moment (expositions photos, participation au Printemps à la ferme). En Cornouaille et en Picardie, nous espérons pouvoir faire davantage parler de notre projet, et, en septembre, rendez-vous aux Journées du Patrimoine ! ». Autre créneau : les ateliers dans les écoles. En mars, elles ont réalisé un premier atelier culinaire autour de la lentille verte du Berry. « Cela nous a permis de parler du patrimoine de la région, de la culture de la lentille, du producteur, en terminant en cuisine ». Au menu du goûter, ce jour-là, une recette de Marie : des gnocchis de lentilles au chocolat.

 

* GIS : groupement d’intérêt scientifique

En savoir plus sur Histoire(s) de charrues et d’assiettes

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